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A propos des Assemblées annuelles 2021

25/03/2022

La pandémie de COVID-19 a provoqué un choc économique et sanitaire sans précédent dans le monde. Au 23 avril 2021, l’on comptait environ 144 099 374 cas d’infection confirmés depuis le début de la pandémie dans le monde : la majorité se sont produits en Europe (30,2 %), suivie par l’Amérique du Nord (26,3 %), l’Asie (23,8 %), l’Amérique du Sud (16,5 %) et l’Afrique (3,1 %). À ce jour, 88 471 177 cas ont été guéris dans le monde, ce qui représente 61 % des cas confirmés, tandis que 3 061 912 décès ont été enregistrés. Avec la découverte du vaccin et le déploiement de la vaccination, un total de 889 990 259 doses de vaccin ont été administrées à l’échelle mondiale au 23 avril 2021. L’Afrique dénombre 3 210 159 cas confirmés, 2 904 178 guérisons et 81 042 décès au 23 avril 2021. Quarante-sept pays d’Afrique ont reçu des vaccins, dont 41 dans le cadre du mécanisme COVAX. Au total, 34 584 860 doses de vaccins ont été livrées dont 16 738 355 doses administrées en Afrique.

Contexte et justification

Bien que l’Afrique ait été relativement épargnée par les conséquences (directes) de la COVID- 19 sur la santé, le continent sera probablement confronté aux coûts économiques et sociaux les plus graves de la pandémie. Le PIB de l’Afrique en 2020 a chuté de 2,1 %, soit la pire performance économique en un demi-siècle. On estime que 24,6 à 30 millions d’emplois pourraient être perdus en raison de la pandémie, ce qui porterait à 463 millions le nombre total de personnes vivant dans l’extrême pauvreté. Bien que la reprise soit prévue pour 2021 avec une croissance du PIB de 3,4 %, les perspectives sont entachées d’une grande incertitude due aux risques extérieurs et intérieurs.

Depuis le commencement de la pandémie de COVID-19 au début de 2020, les gouvernements ont annoncé des plans de relance budgétaire dont le coût varie d’environ 0,02 % du PIB au Soudan du Sud à environ 10,4 % du PIB en Afrique du Sud. La Banque estime que les gouvernements africains ont besoin d’un financement brut supplémentaire d’environ 154 milliards de dollars en 2020-2021 pour répondre à la crise. Pour rééquilibrer leurs économies et aider les citoyens, les entreprises et les institutions publiques à faire face à la crise, les gouvernements ont recours à des politiques monétaires et budgétaires expansionnistes caractérisées par des proportions sans précédent, entraînant une augmentation des besoins de financement public du continent. Ces plans de relance budgétaire ont eu en grande partie des implications immédiates et directes sur les soldes budgétaires, les besoins d’emprunt et les niveaux d’endettement.

Face à une croissance atone et un besoin accru de ressources financières pour atténuer les défis nouveaux, les déficits budgétaires en Afrique devraient doubler et les niveaux de dette augmenter de 10 points de pourcentage supplémentaires du PIB d’ici la fin de 2021. Une longue liste de pays africains pourraient connaître une telle évolution dans les mois à venir. Le choc de la COVID-19 provoque également une détérioration des notations de crédit des pays africains. En effet, relancer la croissance et lever l’obstacle de la dette qui freine le développement constituent une priorité absolue pour l’Afrique. Le non-respect de cette priorité peut entraîner un surendettement et se solder par un coût inestimable pour le développement inclusif.

L’Afrique doit transformer la crise de la COVID-19 en opportunités. Le continent doit intensifier son approche actuelle pour contenir la pandémie et commencer à se préparer à l’ère de l’après- COVID. En tant que première institution de financement du développement en Afrique, la Banque a suffisamment amplifié ses efforts de mobilisation de ressources mondiales (financières et non financières) et de partage de connaissances et d’expériences pour renforcer la résilience du continent dans le monde de l’après-COVID-19. La pandémie offre des possibilités d’opter pour une industrialisation rapide, la numérisation des activités socioéconomiques, l’augmentation des investissements dans les infrastructures de santé ainsi que dans les capacités médicales et pharmaceutiques, l’amélioration de la gestion et de l’architecture financières macroéconomiques et publiques, le renforcement institutionnel à grande échelle, l’importance accrue des partenariats public-privé pour un développement inclusif, etc.

Thème proposé

Le thème proposé pour les Assemblées annuelles de 2021 est « Renforcer la résilience des économies en Afrique après la COVID-19 ». Le choix porté sur ce thème vise à offrir aux gouverneurs de la Banque un cadre de partage sur leurs expériences en matière de lutte contre la pandémie de COVID-19 ainsi que sur les réponses et les mesures stratégiques auxquelles ils ont recours pour reconstruire leurs économies. Les PMR auront l’occasion de débattre de la nature du soutien dont ils ont besoin de la part des IFI telles que la Banque africaine de développement, ainsi que du coût estimatif de la relance de leurs économies. Les événements axés sur le savoir, qui seront organisés autour du thème, favoriseront l’échange de points de vue sur les stratégies, ainsi que la promotion de l’apprentissage entre pairs et d’un dialogue sur les politiques axé sur les solutions pour construire l’Afrique que nous appelons de nos vœux après la COVID- 19


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